AUTEUR ET VIE D’AUTEUR

Auteur et vie d’auteur

  • La voix est le miroir de l’âme – Angélique Kidjo [...]

    La chanteuse, compositrice, militante Angélique Kidjo, l’une des plus grandes voix actuelles de la world music, lauréate de trois Grammy Awards, raconte, en toute intimité, comment la petite fille de Cotonou a pu réaliser son rêve et remplir les salles les plus prestigieuses du monde comme le Carnegie Hall de New York, l’Albert Hall de Londres ou l’opéra de Sydney. Angélique Kidjo grandit entourée des sons et des rythmes de son Bénin natal, dans une Afrique de l’Ouest riche de traditions. Pour mener sa carrière librement, elle est contrainte de fuir la dictature, direction la France où, après des années difficiles, elle est révélée par son album Logozo au début des années 1990. Elle s’installe ensuite aux États-Unis, où ses aventures musicales élargissent la musique africaine jusqu’à la pop ou le jazz. Oremi, Black Ivory Soul, Oyo… De succès en succès, cette femme au tempérament de feu qui navigue entre trois continents et plusieurs langues s’est imposée comme un des symboles d’une culture aussi mouvante qu’enracinée, au service de causes humanitaires fortes. Un engagement qui vient de loin. Adolescente, horrifiée par l’histoire de l’esclavage et la cruauté de l’apartheid, elle croit dans le pouvoir qu’a la musique de rapprocher les…

    Publié le 20 octobre 2018
  • J’ai eu toute Carmen Toudonou avec son CFA [...]

    Pour un féru de livres, rien ne vaut l’autographe d’un auteur admiré. J’en collectionne autant tant que j’ai les moyens d’aller à leur rencontre. Mais avec Carmen, ce n’était pas prévu. Certes, elle est sur ma liste des auteurs dont j’ai prévu acheter toute l’œuvre (toutes leurs publications livresques) cette année. Confidence hors-sujet : j’achète par trimestre toute la production livresque d’un auteur béninois au choix. Je prends contact avec ce dernier des mois plus tôt, et avec les formalités d’usage, le tout est réglé. C’est une expérience passionnante que je fais depuis l’an passé. Plusieurs auteurs béninois peuvent en témoigner. Et donc pour le trimestre passé, Carmen était à l’honneur. Mais vu la distance qui nous séparait, je comptais sur Mariam Konate des Editions plurielles pour rentrer en possession des livres. Mais par la force des choses, je me retrouvais à Porto toute la semaine passée. E tata Carmen, volontiers, à accepter me rencontrer. C’est elle qui s’était déplacée vers ma petite personne pour me remettre ses trois signatures. Et comme vous pouvez vous en douter, j’ai eu droit à trois autographes. C’est le lieu de lui dire merci pour la promptitude et la disponibilité. Avec certains auteurs béninois, on souffre…

    Publié le 20 septembre 2018
  • Dernier voyage au sud-Bénin : Ma moisson-livresque a été abondante ! [...]

    Pendant toute une semaine, j'ai été à la rencontre des semeurs de mots. J'ai rencontré au total huit écrivains et donneurs d'opinion. De chacun, j'ai gardé un souvenir heureux. Cependant, deux m'ont particulièrement marqué. Et pourtant ils ne sont pas de la race pure des écrivains Ils ont en commun une formation d’ingénieur en informatique et en électrotechnique. Ce sont donc des ‘’grands frères professionnels’’ à moi. Et pourtant, la qualité de leur plume a été saluée par des voix les plus autorisées. Les deux ont, à partir de cette année scolaire, leurs premiers livres au programme. 1-Roger Ikor AGBOHO GLELE  Il a été le lauréat du 1er prix de Nouvelle au Concours Littéraire "Regards croisés sur le Bénin" en 1995, par l’OIF, avec son recueil de nouvelles "Il était une fois la crise". C’est d’ailleurs ce dernier qui est désormais au programme en classe de premières scientifiques. Le "doyen", nommé récemment ambassadeur du Bénin près de l’OIF, m’a longuement entretenu sur ce qui est désormais ma casquette : Praticien de l’informatique et passionné de littérature. Il m’a offert ses deux premières signatures. Sa dernière publication, son premier roman, intitulée « Sèblamèco » est paru aux éditions Bergane en France.…

    Publié le 18 septembre 2018
  • Mémoire – 77 [...]

    Le meeting de Bantè fut intense. En ce lundi, quatrième jour de campagne électorale officielle pour l'élection présidentielle de 2006, la liste des intervenants qui précédèrent la prise de parole du candidat me sembla interminable. Une vue de mon esprit que justifiait, sans doute, le long chemin qui nous restait à parcourir. Quand, finalement, le candidat prit la parole et qu'à ses premiers mots, une immense clameur s'éleva de la foule compacte et bigarrée, je me glissai doucement jusqu'à la voiture que j'occupais. On finit vite par adopter ce type de réflexe après avoir suivi pendant deux ou trois jours, un candidat dans une tournée électorale de cette envergure. Car, on finit, à force d'écouter les mêmes éléments de langage, par éprouver de la lassitude. J'avais donc déjà la tête ailleurs. Je pensais déjà au meeting suivant, celui de Bassila. Mais, à la fin du meeting, nous nous dirigeâmes vers une demeure qui, vue son envergure, devrait appartenir à une notabilité du coin. Je sus très vite que nous étions chez Grégoire Laourou. Yayi tenait certainement à l'honorer de cette visite ostentatoire, après le faux bond de la veille où il était prévu que nous passions la nuit à Bantè.…

    Publié le 15 mai 2018
  • Mémoire du chaudron – épisode 61 [...]

    À quelques jours du lancement officiel de la campagne électorale de 2006, le siège de campagne de Bar Tito qui fourmillait d'activités politiques, n'abritait plus aucune prise de décision sensible. J'y devins d'ailleurs de plus en plus rare. Je passais désormais le plus clair de mes journées à travers les nombreux meetings de soutien à la candidature de Yayi, qui se multipliaient à travers les départements de l'Atlantique et du Littoral. À ces rencontres, je devenais, pour ceux qui avaient eu l'occasion de me voir au siège de campagne, une caution, l'oreille de Yayi, celui dont la présence montrait que leurs déclarations de soutien seraient entendues en haut lieu. Les sollicitations devenaient de plus en plus nombreuses et, accompagné de Macaire Johnson ou de Albert, je passais de meeting en meeting. Cela m'occupait fort heureusement, car du côté de la communication, nous n'avions plus, à proprement parler, qu'un défi réel. Notre challenger principal, Adrien Houngbedji, s'était retranché dans son périmètre géographique traditionnel, c'est-à-dire l'Est de Cotonou et le département de l'Ouémé. On ne percevait plus sa campagne qu'à travers le journal télévisé de la chaîne de télévision locale Golfe TV qui lui consacrait parfois la quasi totalité de ses éditions.…

    Publié le 20 avril 2018
  • Daté Atavito Barnabé-Akayi  reçoit le Prix du Président de la république [...]

    Il est à coup sûr l’écrivain béninois le plus prolifique de ces dernières dix années : une vingtaine de publications, soit en moyenne plus de deux livres par an, dans les quatre genres littéraires que sont le théâtre, la nouvelle, l’essai, et le roman. Daté Ataviti Barnabé-Akayi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a remporté, avec sa pièce de théâtre « Le chroniqueur du Pr », la 6ème édition du « Prix du Président de la République ». La cérémonie de remise du prix a eu lieu le lundi 07 novembre dernier, soit deux mois après le lancement de cette édition. Il succède ainsi à Habib Dakpogan avec son roman PV Salle 6. En dehors du Trophée et de l’enveloppe de trois millions de francs CFA, il a l’heur de voir la réédition de l’ouvrage primé à hauteur de 1.000 exemplaires par la Direction des Arts et du Livre. Moderniste et enseignant de carrière, Daté Atavito Barnabé-Akayi est un des auteurs béninois les plus engagés dont les publications ne manquent pas parfois de susciter des remous. En attendant de revenir progressivement sur son oeuvre, Racontars de lectures lui adresse ses félicitations. Daté Atavito Barnabé-Akayi avec son trophée du "Prix du président de…

    Publié le 5 février 2018
  • Habib, eux aussi te souhaitent bon anniversaire! [...]

    J’aurais voulu te rapporter ce que chacun d’eux te dirait à toi, leur créateur dans ta cité d’Etha Contest, ta description de l’Etat qu’on ne conteste. D’abord c’est Yiniboya qui tenait à prendre sa revanche après l’insomnie que tu lui as donnée avec Nicomède Glosso dans un problème de pain. Il revient d’abord sur le conseil de Nicomède : « Ce n’est pas toi qui votes, Domato Yiniboya, mais c’est toi qui organises ».Puis il « rebondit » comme à son habitude : «monsieur Chef-de-dakpo, le cadeau que je vais t’offrir c’est de te nommer l’artiste en chef de mon gouvernement, car toi au moins tu sais lire, afin…je le suppose. Mais…avec le piège à cons de ce mède de Nicomède je ne suis plus aux affaires ». A peine avait-il fini quand le doyen Djoguétchédo arrache le bouquet et commence : « Abi’bi (tu es devenu intelligent en langue fon), si le Caméléon a pu surprendre les capharnahouais en soixante-douze, sache que moi non seulement j’ai battu le record des soixante-douze bouteilles mais je te promets…euh…euh… ». Apparemment, ce qu’il dit n’est pas du goût de son excellence madame la présidente Lyse Dogbé, avec son crâne rond, menu comme…

    Publié le 29 septembre 2016