Quand on aime…

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Confidences : d’hier à ce matin, j’ai été infidèle
SVP ! N’en rajoutez pas : le mal-être qui caractérise ma conscience depuis la fin de l’acte me fait déjà suffisamment souffrir.
C’est d’abord par whatsapp que je l’ai connue. J’ai échangé avec l’ami par qui je devais l’avoir. Et hier soir, elle est arrivée. Je l’ai donc eue. Sa beauté, sa présentation sinon son apparat avec la complicité d’un certain Dr Roger K. m’ont fait mordre l’hameçon. Je l’avoue : nous avons passé la nuit, à deux et dans le noir, dans le lit conjugal. Comme tout bon branleur, l’absence de mon épouse est une aubaine que je sais saisir. J’aurai pu … mais j’étais trop épuisé pour. Je m’étais juste contenté de prendre connaissance de ce qu’elle vaut par son devant et son derrière (Ouais, je sais que ça vous fait tourner les yeux. Avalez la salive). J’ai attendu ce matin pour la pénétrer – j’ai dit pénétrer et rien d’autre. Sauf que voilà, Quand on aime…., ce recueil de nouvelles policières réunies et présentées par le Dr Roger Koudoadinou, et soigneusement habillé, disons plutôt édité, par les éditions Plumes Soleils a vraiment eu de quoi me faire abandonner Amkoullel l’enfant peul d’Amadou Hampâté Bâ pour juste une nuit. Voici les cinq voluptés qui m’ont rendu ivre dans ce livre :
1- Quand on aime… : c’est le sort de l’usurier qui a plutôt opté pour le droit de cuissage (au sens historique et premier de l’expression) de la femme de son créancier. Son amour pour la fente d’autrui l’a conduit au trou où gît désormais sa charogne.
2- Une fille volage : La belle Simone est maître dans l’art d’entuber ses prétendants. Et parmi ceux-ci, il y a ceux qui assument le choc, ceux qui ont le chèque et elle-même vit dans le chic. Le richissime Thomas Gbodja et le magicien Laurent Monto en ont appris à leurs dépens.
3- Légèreté coupable : les jeunes ! Ils peinent à comprendre que l’essence et le feu ne feront jamais bon ménage. Le jeune pousseur de pousse-pousse accepté par altruisme dans la maison où vit la jeune lycéenne à fleur d’âge, a aussi un vit qui vit tout de même ! Malheureusement Ricos Campos a à nouveau raison : l’amour finit au tombeau.
Les deux dernières nouvelles sont autant un régal de littérature que les trois premières. Souffrez que je ne vous en donne pas une idée de leur contenu.

C’est le lieu de dire merci au Dr Roger KOUDOADINOU pour avoir eu l’ingénieuse idée de nous fait vivre ces textes de l’écrivain Dominique TITUS, balises du polar béninois. Ces cinq biscottes littéraires sont à croquer à volonté. Voilà une belle œuvre d’initiation à la lecture en général mais surtout à la délectation du polar.

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Ghislain GANDJONON, analyste programmeur, professeur et formateur en informatique. Mais ma passion pour la littérature me définit mieux.

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