Temps additionnel de Martial KOGON: Le polar d’un vicaire

En fermant ce dimanche soir les pages de romans d’enfilage, j’ai retrouvé ma joie de Normalien. Joie ressentie quand en 2013, je recevais de ma moitié ce roman digne d’intérêt. Je tiens à partager avec vous, les followers de racontars de lectures ladite joie.

Il s’agit comme vous le savez du premier roman d’un auteur talentueux du Bénin. Son nom est Martial KOGON. L’ouvrage a eu le prix Plumes Dorées 2013. Il aura, à travers ce roman bien cousu, réussi à faire passer un grand message sur la profondeur de l’amour vrai. En effet, ce livre bâti sur 231 pages et séquencé de 24 chapitres encadrés par un prologue et un épilogue, cuisine l’histoire d’un crapuleux assassinat d’un homme appelé Basile. Ayant des démêlés avec un narcotrafiquant, Basile sera assassiné par un gangster de haut niveau alors qu’il avait sollicité la protection de son amie, Mariam. Avant son trépas suite  à de violents coups de poignards   dans la gorge, Basile laissera une empreinte : « Edem m’a tué ». Or, le mari de Mariam s’appelle Edem Dalivi. En voyant cet indice qui condamnerait son mari (lunatique et toxicomane dans son passé), Mariam effacera l’écriture avant d’appeler la police. Elle se portera coupable d’un crime qu’elle n’a pas commis, se fera arrêter et condamner à la peine capitale. Alors qu’elle en était à quelques jours de subir sa peine, elle interpella un ecclésiastique, le Père Honoré Kanlégbo à qui elle se confiera. Mariam Dalivi justifie à 26 ans cet acte surprenant :

« La mort, c’est la fin, et peu importe le moment. Ce qui importe, ce n’est pas la durée de la vie, ou la façon dont elle prend fin, mais la quintessence de cette vie. C’est ce qui a de plus de prix à mes yeux. J’ai vécu l’amour et je mourrai par amour. En ce monde, l’amour est plus fort que la mort. »

Cher(e) Lecteur(trice), crois-tu qu’elle mourra vraiment par amour et pour un crime qu’elle n’a pas commis? Je t’inviterai avec des effluves dans les yeux à aller gouter à cette histoire qui sans doute te changera. Puisqu’elle m’a impacté depuis 2013 que je l’ai lue et continue d’avoir des effets sur moi.

J’ai été conquis par ce récit qui, malgré sa densité, ne comportait que peu de personnages actant. Les thèmes que j’y retiens sont: Le sacrifice pour l’amour (thème principal), Les arcanes du gangstérisme, la vocation presbytérale et ses contraintes, la vie carcérale, la prostitution, l’orphelinat, l’amour parental, Les éternelles incapacités de nos agents de sécurité à nous garantir la sécurité.

Par Casimir Djidago

Casimir Djidago est un  Enseignant de français au CEG Houeyiho et au collège Catholique Saint Jean-Baptiste de Cotonou. Il est titulaire d’un BAPES en lettres Modernes obtenu à l’Ecole Normale Supérieure de Porto-Novo.

A propos de Observateur anodin 195 Articles
Ghislain GANDJONON, analyste programmeur, professeur et formateur en informatique. Mais ma passion pour la littérature me définit mieux.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire