Un homme, ça pleure aussi

 

J’ai failli, non je l’ai fait
Et j’en reviens plus amoché et ble-fai
Après tant de prières
Tant de douleurs cachées et muettes.

Avant tout propos,
Sachez que je suis un homme, un vrai
Car il est évident qu’après ces mots
Vous me verrez en homme aux mœurs légères.

Peut être c’est bien le cas
Puisque j’ai manqué de courage
De courage pour résister, dire un non froid

Croyez le ou non
Des violences et harcèlements
Les hommes ne sont nullement épargnés
Et j’en suis bien la preuve.

Pour atteindre l’autre côté,
Elle m’a fait suer
Profitant de sa couleur de peau
Qui ne laisse personne indifférent.

Si les « ils » qui harcèlent
Semblent toujours brutaux et menaçants
Sachez que les « elles » ont l’art de la séduction
Certaines de te faire flancher avec bonheur et des yeux brillants

Je n’étais là que depuis peu,
Et déjà j’étais l’objet de ses désirs pénétrables
Entre gestes sensuels et coquins
Des clins d’œil et petites faveurs aussi futiles.

Avec elle, Dieu n’avait pas manqué de générosité
Un corps chargé de traîtres pour des siècles et des siècles amen
Des traîtres pour tous les hommes
Surtout ceux qui reconnaissent la puissance de Dieu.

Je n’étais pas son premier
En effet, c’est ainsi chaque année
A la même saison, charmer et toucher tous les nouveaux
Surtout ceux qui craignent les blème-pros

Feindre ne point l’avoir admirée, désirée
Serait justement et seulement feindre
Car même si elle était le oui de quelqu’un
Elle usait encore de son corps pour charmer.

De mon bureau, je pouvais sentir son regard
Un regard à la fois innocent et mesquin
Elle savait que je tenais à ce poste, à ce bureau
Elle savait aussi aussi j’allais craquer, céder

Je failli, non je l’ai fait
Et je tremble d’avouer son nom
Elle si sainte, si pure
Mais je le ferai aujourd’hui ou demain
À suivre….

Lydiane

TeamMus

A propos de Lydiane 5 Articles
Passionnée des arts et du livre, amoureuse des lettres, je suis poétesse-slameuse. Mes mots pour les maux, nos mots contre les maux.

2 Comments

  1. Ça ne m’étonne pas que tu aies peint l’exergue pendant que l’effigie se dépeint, que tu aies sonné le glas des conventions mal visées. Je te savais déjà neutre devant le féminisme qui court les rues. Ne te voilà pas ceindre ta giberne pour défendre es hommes? Mais, Lydia, je te le dis,..les féministes ne prônent pas la supériorité de la femme sur l’homme (car défendant cela, je te trouverais raison), ils luttent plutôt pour l’émancipation de la femme. Il s’ en faut pour que le monde se développe. Ou, tout court, pour que le monde se développe, il faut que, suivant la pyramide démographique, un grand nombre d’hommes travaillent. Or, on sait que les femmes dépassent largement les hommes en terme statistique. De ce grand nombre, enlevons les vieilles qui ne peuvent travailler, les petites enfants aussi. Du nombre qui reste, Lydia, si l’on doit encore enlever les milliers de femmes que la tradition enclave au foyer, prend pour ornements ou femmes pondeuses, combien de femmes resteraient? Très peu! Très peu à travailler. Toutes ces charges alors réservées au nombre limité d’hommes qui travaillent, dis-moi si les revenus dépasseraient largement les dépenses. Puisque pour le développement économique, famille d’abord, il faut que les revenus dépassent les dépenses. La tradition a longtemps gardé les femmes sous les préjugés au point où elles-mêmes s’ en mêlent sans arrière garde. La femme n’est pas faible, c’est la tradition qui la rend faible. Que veut-on qu’une femme fasse d’aussi grand lorsque dans la base même de son éducation on lui dit déjà que telle chose est réservée aux hommes et elle n’est éduquée que pour savoir mieux garder son foyer, nourrir un mari et des enfants?
    IL FAUT QUE NOS TRADITION ACCORDENT À LA FEMME ENCORE UN PEU PLUS DE BERTÉ.
    Lydia, sois fière de défendre les hommes mais défends-les justement.

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